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Human Error
Project Type
Paintings
Date
2024-2026
Human Error
English – Artist’s text
Human Error is an ongoing series in which I explore disappearance as a lived and political condition. The disappearance of places, of memories, of images once considered stable. Although this series began before the war on Gaza in 2023, it has become profoundly more painful through the experience of witnessing that war for more than two years — a moment when Gaza lost not only its buildings, but the visible traces of collective and personal memory.
Today, many places of my childhood no longer exist. What disappeared was not only architecture, but the intimate details that carried meaning: surfaces, colors, patterns, ordinary fragments of daily life. In this work, painting becomes an act of preservation — an attempt to hold onto images before they vanish entirely from memory.
The repeated compositions and chromatic echoes, particularly in the diptychs, reflect what I describe as a human error: a rupture in the moral and emotional structure of the world. The image no longer appears whole or stable. It trembles, duplicates, fractures. Something is misaligned — not technically, but ethically.
Alongside this physical destruction, Human Error also addresses another form of disappearance: the erosion of memory and intimacy under digital governance. Social networks, while enabling communication, flatten experience, suppress complexity, and transform emotions into consumable images. What once required closeness, time, and presence now risks becoming fleeting, interchangeable, and easily erased.
In this series, I continue to work with visual codes borrowed from digital culture, integrating repetition, interruption, and layering. Every element is painted entirely by hand. Through deliberate repetition and imperfection, I echo the logic of digital systems while insisting on the physical presence of the human gesture. This tension highlights the double meaning of certain symbols — at once technological and deeply human.
Human Error does not seek clarity. It insists on uncertainty. It acknowledges that something has gone wrong — not as an accident, but as a consequence of choices, systems, and violence. Through these paintings, I attempt to resist disappearance by keeping images alive, even when they can no longer be complete.
Français – Texte de l’artiste
Human Error est une série en cours dans laquelle j’aborde la disparition comme une condition vécue et politique. La disparition des lieux, des souvenirs, des images que l’on croyait stables. Bien que cette série ait commencé avant la guerre sur Gaza en 2023, elle est devenue profondément plus douloureuse après avoir vécu cette guerre pendant plus de deux ans — un moment où Gaza a perdu non seulement ses bâtiments, mais aussi les traces visibles de la mémoire collective et intime.
Aujourd’hui, de nombreux lieux de mon enfance n’existent plus. Ce qui a disparu n’est pas seulement l’architecture, mais les détails qui portaient du sens : les surfaces, les couleurs, les motifs, les fragments ordinaires du quotidien. Dans cette série, peindre devient un geste de sauvegarde — une tentative de retenir des images avant qu’elles ne s’effacent définitivement de la mémoire.
Les répétitions formelles et chromatiques, notamment dans les diptyques, traduisent ce que je nomme une erreur humaine : une faille dans la structure morale et émotionnelle du monde. L’image n’est plus stable ni lisible dans son ensemble. Elle se dédouble, se fissure, vacille. Quelque chose est déréglé — non pas sur le plan technique, mais sur le plan éthique.
Parallèlement à cette destruction matérielle, Human Error interroge une autre forme de disparition : l’érosion de la mémoire et de l’intimité sous la gouvernance numérique. Les réseaux sociaux, tout en facilitant la communication, aplatisent l’expérience, réduisent la complexité et transforment les émotions en images consommables. Ce qui nécessitait autrefois proximité, durée et présence risque aujourd’hui de devenir éphémère, interchangeable et facilement effaçable.
Dans cette série, je poursuis un travail sur les codes visuels issus de la culture numérique, en intégrant la répétition, l’interruption et la superposition. Tous les éléments sont entièrement peints à la main. Par la répétition et l’imperfection volontaire, j’évoque la logique des systèmes numériques tout en affirmant la présence physique du geste humain. Cette tension révèle la double signification de certains symboles — à la fois technologiques et profondément humains.
Human Error ne cherche pas la clarté. Elle affirme le doute. Elle reconnaît qu’un dysfonctionnement est à l’œuvre — non comme une erreur accidentelle, mais comme le résultat de choix, de systèmes et de violences. À travers ces peintures, j’essaie de résister à l’effacement en maintenant les images en vie, même lorsqu’elles ne peuvent plus être complètes.











